Pendant une dizaine d’années, le théâtre et les voyages (Cie Amandine, la Continière… l’Europe de l’Est, le moyen Orient…) sont sources de création et de rencontres et le pousse à clamer ses premières chansons.

Il créé alors avec la danseuse canadienne Catherine Lessard le collectif Ca scat dans Squat, investissant sauvagement les lieux abandonnés pour leur redonner vie le temps d’un spectacle, d’un échange autours du mouvement, des mots et de la musique. Un plaisir de l’improvisation ; un amour de l’éphémère.

Parallèlement, il rencontre Baptiste Roque avec qui il monte le projet Amours Jaunes pour Négresse Blonde, Spectacle chanté et slamé, faisant la part belle aux poèmes décadents et désabusés de Tristan Corbière et Georges Fourest

 Habituer à s’exprimer dans la rue, à clamer chansons et poésie, il publie un recueil de nouvelles Le drosera végétarien et travaille à la réalisation d’un premier EP des murs, des mots et des mues.

 

Kerguilhom et ses chansons minoritaires, c’est des sonorités folks et nomades où s’érodent sa guitare et son timbre débraillé. Un timbre qui le relie à son public ; une correspondance qui invite à la bourlingue et à la révolte.

D’une écriture maîtrisée, les chansons de Kerguilhom n’en sont pas moins volatiles, déracinées. Les mots s’échappent et évoluent dans la liberté de la transmission orale. Avec Chansons Minoritaires, il nous invite à la rencontre de gens et de peuples perdus, des steppes Bretonnes aux landes Sibériennes, qui dans une rue traversière, une foire aux gueux ou un goulag, feraient refleurir les vergers.

Des chansons certes, mais minoritaires ? Eh, allons donc ! Tant de voix se répondent et n’attendent que le regroupement de l’écho !